Bibliographie de Pierre-Marie Beaude

Romans jeunesse et nouvelles

 

 

 

1. Flora, l’inconnue de l’espace, « Castor Poche n° 184 », Paris, Flammarion, 1987. Réédition en 1999. Traduit en espagnol. Mon premier roman. Situé dans l’espace, ce récit est moins de la science-fiction qu’un grand poème à la vie.

Traduction en espagnol : Flora, la desconocida del espacio, Hispanoamerica, Bogota, 1990.

 

2. Le muet du roi Salomon, « Page Blanche », Paris, Gallimard Jeunesse, Paris 1989. Réédition en 1992. Publié dans une collection jeunesse, ce livre avait été écrit à l’origine pour les adultes. (Voir donc la page littérature adulte).  Il a d’ailleurs obtenu le Prix Erckmann-Chatrian 1991. J’en ai tiré une version simplifiée en « Scripto ». Voir ci-après.

 

 

 

3. Le signe de l’albatros, « Castor Poche n° 452 », Paris, Flammarion, 1994. Réédition en 1999. Aujourd’hui, je qualifierais ce roman d’écrit de transition. J’étais en attente d’un sujet qui ne venait pas. L’histoire se situe en Patagonie et raconte les aventures d’un vieux marin qui ne veut pas raccrocher et d’un jeune, Tamoun, qui entend bien se ménager une place dans le monde. La Machi, une chamane, servira de médiatrice entre le vieux Chico et le jeune Tamoun. Un roman d’apprentissage, en quelque sorte.

 

 

4. Issa, enfant des sables, « Page Blanche », Paris, Gallimard Jeunesse, 1995. Réédition en 1996 et 1999 ; en 2002  en Folio Junior. Traduction en japonais en 2004. Grand Prix du Comité Français pour l’UNICEF 1996. De l’écriture de ce roman, j’ai gardé un souvenir lumineux, l’impression d’avoir écrit dans l’évidence, comme on peindrait une aquarelle, sans retouches. Si je retourne au manuscrit, je m’aperçois en fait que ce récit a connu, comme tous les autres, bon nombre de reprises. J’ai écrit ce roman après deux voyages qui m’ont particulièrement marqué. Le premier m’a conduit au Hoggar et dans les Tassili du même nom, expérience inoubliable en compagnie de Touaregs. Le second fut un séjour de six semaines au Rwanda. J’y ai visité des villages perdus dans les collines et constaté le travail d’humanitaires dans ce pays essentiellement rural, où il y avait tant à faire en matière de nutrition, d’hygiène et d’éducation. Runaba, Bungwé, Kigali sont là, dans ma mémoire. J’y attache des noms devenus amis, tous gens de grand courage affrontés à des situations si difficiles, suite aux massacres génocidaires.

Traduction en japonais : Motovun Co. LTD. Tokyo. 

 

4. Ocre, « Page Blanche », Paris, Gallimard Jeunesse, 1998.Une œuvre de commande faite à dix auteurs pour célébrer les dix ans de la collection. L’histoire est celle d’un jeune garçon qui découvre l’univers d’un vieux sculpteur africain. Puissance de la création artistique qui fait surgir des mondes. Dans ce récit, j’ai travaillé la figure de la double apparence (on dirait, en langage savant : l’anamorphose). La statue de cet européen malintentionné représente-t-elle un singe ou un homme ? Souvent, dans la vie, les choses ne sont pas aussi claires que l’opposition entre le jour et la nuit. Le chemin du jeune héros, Doumo, se dessine entre la joie et les larmes.  

 

5. Ocre, suivi de La statuette de Jade (par Jean-Philippe Arrou-Vignod), Folio Junior, 2002. Nous avons regroupé là deux nouvelles consacrées à l’Afrique. Et comme toujours avec beaucoup d’élégance, Jean-Philippe a mis ma nouvelle en premier. C’est classe !

                         

6.Coeur de louve, « Page Blanche », Paris, Gallimard Jeunesse, 1999. Réédité en Folio Junior n° 1280. Prix Ados du salon de l’été du Livre, Metz, 2004. Ce roman témoigne de mes nombreux voyages et séjours au Québec pour cause de recherche et d’enseignement universitaires. Je connais le Québec par toutes les saisons, et j’ai gardé un souvenir très envoûtant des hivers. J’ai voyagé par route, par bateau ; j’ai caboté le long du Saint-Laurent, jusqu’au Labrador. Et j’ai découvert l’histoire de ce pays d’émigrés, venant côtoyer les gens des premières nations. Mon roman se situe au XIXe siècle, quand Mauve, qui a vécu douloureusement la commune de Paris, décide de partir pour la Nouvelle France, gardant dans son cœur l’idéal égalitariste de son père mort sur les barricades. Ma pensée va aux amis de là-bas, en particulier Micheline, qui sait si bien parler de ses Laurentides.

 

7. La maison des lointains, « Scripto », Paris, Gallimard Jeunesse, 2002.  Traduction en portugais, S.M. Brésil 2007. Prix Jeunesse Saint-Dié-Des-Vosges 2003 ; Prix SNCF-Rouen 2003. Je rêve depuis toujours d’aller en Namibie, et je n’ai toujours pas accompli mon rêve. Un jour, en plein hiver, je suis entré dans une librairie de Québec et j’ai acheté tous les livres qui parlaient de ce pays africain, magique à mes yeux, et me suis mis à écrire. Je suis passé ainsi des moins 30 degrés de l’hiver à des températures beaucoup plus supportables ! Le roman raconte la vie d’une famille d’Afrikaners et l’attirance de Jan, le jeune garçon, pour la façon dont Kaboko, un Khoi-Khoi, voit le monde. C’est aussi la rencontre entre une lionne et Jan. Thème connu, bien sûr, mais toujours disponible  pour tout écrivain qui désire s’en emparer.

 

8. Jeremy cheval,  « Hors Piste », Paris, Gallimard Jeunesse, 2003. Réédité en Folio Junior n° 1613. Traduction en  espagnol : Un caballo llamado Jeremy (Panamerica editorial 2015). Prix Jeunesse de Brive-la-Gaillarde 2003. Sortant, un jour, du film « Une jeune fille à la fenêtre », de Francis Leclerc, j’ai gardé dans l’esprit les images de chevaux courant dans la neige. Ce fut l’origine de mon roman. Nous sommes quelque part dans l’Ouest américain, chez des fermiers. Un jeune garçon, Jeremy, part à la recherche de sa mère indienne. Il reçoit l’aide d’un cheval apaloosa qui le fait entrer dans une horde de chevaux sauvages. Le jeune garçon se métamorphose alors en animal, et apprend la loi impitoyable du grand Ouest, pour les animaux affrontés à tous les dangers. 

Traduction en espagnol : Un caballo llamado Jeremy, Panamericana, 2015.

 

9. « L’oncle fantôme », nouvelle publiée dans :  Bonnes vacances, des écrivains au secours de l’enfance, « Scripto », Gallimard Jeunesse, 2004, p. 25-37.

 

10. La maison des Lointains. Texte et dossier,  « La Bibliothèque Gallimard », Paris,  Gallimard, 2004. Même texte que plus haut, accompagné d’un dossier pédagogique, comme tous les livres de cette collection.

 

11. Leïla, les jours, « Scripto », Paris, Gallimard Jeunesse, 2005. Prix Saint-Exupéry 2005 ; Prix de la Nouvelle Revue Pédagogique 2005.  L’idée de ce roman m’est venue de reportages sur les bibliothèques menacées par les sables, dans la ville de Chinghetti, en Mauritanie. Une jeune aveugle, Leïla, qui fait semblant d’y voir, un garçon en recherche de repères, un vieil homme à la recherche d’un livre perdu dans les sables, chacun, dans ce récit, est en quête d’un paradis perdu. Des destins se croisent, rendent la dureté des chemins plus supportable.

 

12. « Comment le moula moula sauva la caravane du sel », nouvelle publiée dans : De l’eau, de-ci de-là,  L’écrit du cœur, Solidarités, « Scripto », Paris, Gallimard Jeunesse, 2005, p. 21-30. Il existe beaucoup d’histoires sur ces oiseaux noirs à tête blanche, peu farouches, amis des Touaregs. J’ai entendu celle-ci, sur la caravane du sel, dans les Tassili du Hoggar.

 

13. "Le toit du monde", nouvelle publiée dans : Va y avoir du sport, "Scripto", Gallimard Jeunesse, 2006, p. 25-40. J’écrivais cette histoire quand j’ai appris la disparition d’un grand de l’alpinisme, Jean-Christophe Lafaille, disparu au Makalu dans une course hivernale, en solitaire. J’ai toujours eu un grand respect pour ces sportifs de l’extrême, moi qui n’ai jamais atteint qu’un seul 4000 dans ma vie : le Grand Paradis, en Italie.

 

14. « Le diable de Tombelaine » nouvelle publiée dans : Entretiens avec le Diable, Paris-Québec, Les quatre cents coups, 2007, p. 63-77. Tomblaine, c’est une banlieue de Nancy, mais Tombelaine, c’est une île, située dans les grèves, non loin du Mont-Saint-Michel. Je m’y suis quelquefois arrêté, l’été, en traversant les grèves en compagnie d’un guide. Voilà pour les lieux. Quant au Diable, mon Dieu, tout le monde le connaît…

 

15.  Archéopolis. 1. Le pilleur de tombes, « Hors Piste », Paris, Gallimard Jeunesse, 2006. La collection « Hors piste » s’adresse à des lecteurs plus jeunes que ceux de « Scripto » pour lesquels j’écris plus souvent. Alisson est la filleule d’un archéologue distrait, qui se souvient mieux des noms des Pharaons que du sien. Un jour, pourtant, il l’invite à un stage d’initiation en Égypte. Début d’une intrigue policière, sur fond de recherche de la tombe d’une princesse ougaritaine, devenue femme de Ramsès II.

 

16. Archéopolis. II. L’oiseau du secret, « Hors Piste », Paris, Gallimard Jeunesse, 2007. Dans le sud de l’Égypte, en Nubie, Alisson et son parrain sont à la recherche de la tombe de la princesse. Quand on sait que le nom de cette jeune ougaritaine est Bat-Yarik,  c’est-à-dire « fille de la lune », on se doute que la clé du mystère aura quelque chose à voir avec l’astre de la nuit.

 

17. Archéopolis. III. Les tablettes magiques, « Hors Piste », Paris, Gallimard Jeunesse, 2008. Grâce aux tablettes magiques retrouvées dans la tombe, Alisson remonte le temps et devient Alissatou. Une belle amitié se noue entre elle et Bat-Yarik, effaçant ainsi quelque 33 siècles de distance. Le temps  est si peu de choses quand il s’agit de faire se rencontrer des gens qui se ressemblent et qui s’aiment.

 

18. Le muet du roi Salomon, Nouvelle édition remaniée, en « Scripto », Paris, Gallimard Jeunesse, 2008. Cette édition, sous la belle couverture d’Olivier Tallec, propose un texte plus abordable pour ados que l’édition en « Page blanche » citée supra. L’histoire est celle d’un jeune Nubien, Gol, muet de naissance, qui s’enfuit de chez lui. Il marche dans le désert et finit par échouer dans une oasis où se cache une autre fugitive, Cippora. Mais seuls les dieux connaissent les destins. Celui de Gol le pousse vers la ville. Une rencontre avec Salomon dont on dit qu’il a pouvoir de guérir, tourne à la catastrophe. C’est pourtant au palais du grand roi qu’il finira par vivre, avec Cippora la fugitive, qui elle n’oubliera jamais le désert. Car le désert contient mille fois plus de richesses qu’il n’en existe dans les palais des rois. 

 

19. Jésus, une rencontre en Galilée, « Épopée », Paris, Casterman, 2010. J’ai puisé dans mes connaissances universitaires de l’histoire du premier siècle pour bâtir un roman historique, un vrai. Le héros en est Mika, qui parcourt avec ses mules toute la Palestine pour vendre les produits de la ferme de son père. Dans les auberges où il descend, il fréquente toutes sortes de gens. On parle, on discute, il écoute. Bientôt le bruit se répand qu’un mystérieux prophète opère des choses invraisemblables. Mais tant d’illuminés courent les chemins ! Des fous qui en appellent à chasser les Romains, des sectaires qui se retirent du monde pour vivre dans le désert, des faux messies qui profitent des malheurs des gens. La rencontre aura lieu, entre Mika et le Nazaréen, une rencontre toute simple, quelques mots échangés, dans les collines, sous un olivier. Une rencontre comme en passant… L’intérêt de ce récit est à mon sens de retracer sous forme de roman, mais avec une grande précision historique, le milieu sociologique si diversifié d’un certain Nazaréen, nommé Jésus, qui fit beaucoup parler de lui dans les siècles suivants ! Ce roman n’a rien de confessionnel. Son approche est de bout en bout historienne et culturelle.

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